Estimez le prix d'une course avec votre propre grille tarifaire, puis calculez le tarif VTC au km qui couvre réellement vos charges. Deux calculs, aucune inscription.
Sur une plateforme qui prélève 30 % de commission, il vous resterait 51,80 € sur cette course. En réservation directe, vous encaissez la totalité, soit 22,20 € de plus.
Véhicule, assurance, entretien, téléphonie, comptabilité, abonnements.
Carburant ou recharge, pneus et consommables.
Approches, retours à la base, repositionnements.
Ce tarif est un plancher de rentabilité hors taxes, pas un prix de marché. Confrontez-le aux fourchettes de votre zone avant de le retenir. Il s'entend avant cotisations sociales et impôt.
Ce calculateur reprend la logique du moteur de tarification de PlanYourDrive. Le module applique en plus les forfaits et majorations par zone, les remises aller-retour et kilométriques, les suppléments passagers, les options payantes et les codes promo, non repris ici pour rester lisible. Le détail figure dans la documentation de la configuration tarifaire.
Un prix de course VTC n'est pas un chiffre unique, c'est un empilement de composants appliqués dans un ordre précis. Comprendre cet ordre évite les deux erreurs les plus courantes : majorer ce qui ne doit pas l'être, et oublier les kilomètres qui ne sont pas facturés au client.
| Composant | Ce qu'il couvre | Calcul |
|---|---|---|
| Forfait de prise en charge | Le fait de se déplacer et de démarrer la prestation, quelle que soit la distance. | Montant fixe |
| Tarif au kilomètre | La distance parcourue avec le client à bord. | Distance x tarif au km |
| Tarif par heure de trajet | Le temps passé au volant, décisif en ville et aux heures de pointe. | (minutes / 60) x tarif horaire |
| Trajets d'approche | Les kilomètres à vide entre votre base et le client, puis le retour. | Km à vide x tarif d'approche |
| Majorations | Nuit, week-end et jours fériés, au prorata de la durée passée en période concernée. | Pourcentage sur le prix de la course |
| Montant minimal | Le plancher en dessous duquel une course courte n'est plus rentable. | Remplace le total s'il est inférieur |
Point souvent mal appliqué : la majoration nuit ou week-end porte sur le prix de la course, jamais sur le forfait de prise en charge. Et quand un segment tombe à la fois en nuit et en week-end, c'est la majoration la plus élevée qui s'applique, pas la somme des deux.
Il n'existe aucun barème officiel du tarif VTC au km. Les prix sont libres, fixés par le transporteur. Les ordres de grandeur ci-dessous sont ceux que l'on observe sur le marché français, à titre indicatif uniquement : ils servent à situer votre grille, pas à la définir.
| Prise en charge | Tarif au km | Tarif horaire | |
|---|---|---|---|
| Berline, province | 4 à 8 € | 1,30 à 1,90 € | 30 à 45 € |
| Berline, Île-de-France | 5 à 10 € | 1,60 à 2,50 € | 35 à 55 € |
| Van et grande capacité | 8 à 15 € | 2,00 à 3,00 € | 45 à 70 € |
| Premium | 10 à 20 € | 2,50 à 4,00 € | 50 à 90 € |
Fourchettes indicatives, hors forfaits aéroport et hors zones à tarification spécifique. Elles bougent avec le coût de l'énergie, la concurrence locale et votre positionnement. À la différence du taxi, dont les tarifs sont plafonnés par arrêté préfectoral, le prix d'une course VTC est libre : il doit simplement être connu du client à la réservation (fiches pratiques DGCCRF). Voir aussi notre glossaire VTC et taxi.
Loyer ou amortissement du véhicule, assurance professionnelle, entretien et pneus, carburant ou recharge, téléphonie, comptabilité, abonnements logiciels, cotisations. Un poste oublié se paie tous les mois.
C'est l'erreur la plus fréquente. Entre les approches, les retours à la base et les repositionnements, une part importante de votre kilométrage n'est jamais facturée. Vos charges, elles, courent sur la totalité des kilomètres parcourus.
Votre coût de revient kilométrique est un plancher, pas un prix. La marge que vous ajoutez doit couvrir vos cotisations sociales, votre impôt, les périodes creuses et votre capacité à renouveler le véhicule.
Si votre tarif sort très au-dessus des fourchettes de votre zone, le problème est rarement le prix : c'est le volume ou la part de kilomètres à vide. Jouez alors sur la prise en charge, le tarif horaire et le montant minimal plutôt que sur le seul prix au kilomètre.
Le prix d'une course VTC additionne un forfait de prise en charge, la distance multipliée par le tarif au kilomètre, et le cas échéant la durée du trajet valorisée à un tarif horaire. S'y ajoutent les trajets d'approche à vide, les majorations nuit ou week-end appliquées au prorata de la durée concernée, puis le montant minimal de réservation si le total reste en dessous. La prise en charge n'est jamais majorée.
Il n'existe aucun barème officiel : les prix VTC sont libres. Les fourchettes constatées se situent le plus souvent entre 1,30 et 2,50 euros par kilomètre pour une berline, plus haut en Île-de-France et sur les prestations premium ou van. Le bon tarif n'est pas celui du voisin mais celui qui couvre votre coût de revient kilométrique et votre marge.
Partez de vos charges, pas du marché. Additionnez vos charges fixes mensuelles et votre coût d'énergie au kilomètre, divisez par le nombre de kilomètres réellement facturés dans le mois, sans oublier les kilomètres à vide. Vous obtenez votre coût de revient kilométrique. Ajoutez ensuite votre marge visée, puis confrontez le résultat aux fourchettes de votre zone.
Oui. À la différence du taxi, dont les tarifs sont plafonnés par arrêté préfectoral, le prix d'une course VTC est fixé librement par le transporteur. La contrepartie est que le prix doit être connu du client avant la course, dès la réservation. Un VTC ne peut pas utiliser de compteur horokilométrique.
Le transport de voyageurs relève du taux réduit de 10 %, prévu par l'article 279 b quater du code général des impôts. Un chauffeur placé sous le régime de la franchise en base ne facture pas de TVA et porte la mention TVA non applicable, article 293 B du CGI sur ses documents.
C'est recommandé dès que vous roulez en ville ou aux heures de pointe. Deux courses de 15 kilomètres peuvent demander 15 minutes sur autoroute ou 45 minutes en centre-ville. Un tarif au kilomètre seul sous-facture systématiquement la seconde. Valoriser la durée à un tarif horaire rétablit l'équilibre sans pénaliser les trajets rapides.